Les travaux de restauration de la goélette Miguel Caldentey sont en cours ! Viendra bientôt le tour de l’Esperance…

Miguel Caldentey

Le Miguel Caldentey est cette goélette que vous pouvez observer sur le chantier de charpenterie de marine à Mandirac.

Construite en 1916 à Palma de Majorque par le maître charpentier Don Sebastien Llompart Mateu, spécialiste de ce type de construction, la goélette fait partie des derniers bateaux de charge, conçu uniquement pour une propulsion à la voile. Baptisée sous le nom de Miguel Caldentey, son propriétaire de l’époque, la goélette catalane (ou pailebot) transporta pendant un demi-siècle des céréales, des agrumes et du bois, entre Majorque, Valence, Barcelone, Port-Vendres, Sète et Marseille. Acheminé par la route, la goélette, classée nationalement au titre des monuments historiques depuis 1988, est présente sur le chantier de charpenterie depuis janvier 2007.

 

État d’avancement de sa restauration

La restauration minutieuse avance bon train et l’équipe a maintenant terminé de couvrir l’ensemble du pont du bateau. Elle va maintenant procéder à la pause du couronnement de pavois : cet ensemble de 10 pièces de chêne massif, assemblées les unes aux autres par « trait de Jupiter » https://fr.wikipedia.org/wiki/Assemblage_%C3%A0_trait_de_Jupiter , qui va ceinturer le bateau.

Il faut se rendre compte de la difficulté et de l’ampleur de l’ouvrage qui attend l’équipe : chaque pièce en chêne massif fait 10 cm d’épaisseur, 23 cm de largeur et avoisine les dix mètres linéaires.

Une fois cette longue étape réalisée, l’équipe s’attachera à étanchéifier la coque, pour une mise à l’eau prévue fin 2018. La goélette pourra ensuite reprendre la mer sous la responsabilité de ses propriétaires qui sont les communes de Port-Vendres et d’Argelès-sur-mer.

L’Esperance

Construit en 1881, l’Esperance est le dernier bateau bœuf de Méditerranée. Unique en son genre, c’est également le plus vieux bateau de travail à voile des côtes de France. Resté coulé plusieurs années dans le port d’Agde dans l’Hérault, il été renfloué en 2012, puis transporté sur le chantier de charpenterie de marine quatre ans plus tard pour être restauré.

C’est dans un stock de plus de 70 m3 de troncs d’arbres constitué par l’un des dernier forestier de bois de marine, que Yann Pajot a pu sélectionner les arbres nécessaires pour la restauration. Le bois, livré au Domaine du Grand Castelou, va maintenant permettre de débuter la restauration de l’Esperance et plus spécifiquement de la charpente transversale, qui constitue le squelette du bateau.

Saviez-vous que les bateaux naissent et grandissent en forêt ?

Yann Pajot, charpentier de marine, se rend tous les ans à des périodes biens précises en Mayenne pour rencontrer monsieur Juliot, forestier. Les chênes sont sélectionnés sur pied, en fonction de leur taille et de leur forme. Après cette sélection spécifique, le charpentier va pouvoir tailler les pièces de bois uniques pour procéder à la restauration des bateaux qui arrivent sur le chantier !

Porté par le Parc naturel régional, financé par l’Europe, l’État, le département de l’Aude et Le Grand Narbonne, ce chantier est axé sur la réinsertion socio-professionnelle au travers de la restauration d’un mobilier classé. Ce remarquable chantier se visite toute l’année.

 

 

Saviez-vous que les bateaux naissent et grandissent en forêt ?
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