Le petit patrimoine

Les milieux secs

Capitelle Armissan © JP Bonincontro
Capitelle Armissan © JP BonincontroCapitelle Armissan © JP Bonincontro

Nous sommes en pays calcaire, où de nombreux fours à chaux ont été exploités par le passé. Certains d’entre eux, en ruines, parsèment encore le paysage. Les garrigues sont aussi souvent quadrillées d’enclos et de murets ou piquetées d’abris pastoraux (capitelles) et d’anciennes bergeries qui rappellent l’importance qu’a eue l’élevage ovin. Cet élevage nous a légué les espaces ouverts des collines autrefois pâturées. Il est encore possible aujourd’hui de retrouver des traces de quelques charbonnières et les ruines de moulins à vent, visibles sur les collines, témoignent que la plaine narbonnaise était autrefois tournée vers la culture des céréales. À partir du XIXe siècle, un océan de vigne apparaît, apportant une aisance certaine à la Narbonnaise : les petites remises viticoles fleurissent alors dans le paysage et font aujourd’hui partie de notre patrimoine paysager.

Le petit patrimoine lié à l’eau (douce, saumâtre ou salée)

Marteliere-Crédit PNRNM
Martelière © PNRNMMarteliere-Crédit PNRNM

La plaine Narbonnaise, terre formée par l’Aude sur les étangs, est traversée de nombreux canaux, de drainage ou d’irrigation, qui comprennent tout un réseau de vannes (martelières). Ces réseaux se retrouvent aussi dans le système d’exploitation des salins qui possèdent tout un patrimoine spécifique, fait de nombreux bâtiments et de digues en pierres ou en terre, qui marquent le paysage lagunaire. Les bords des étangs et de la mer abritent aussi des remises de pêcheurs plus ou moins modernes, symboles d’un patrimoine vernaculaire en constante recréation.

Le petit patrimoine de la Narbonnaise traduit l’adaptation de l’homme aux milieux secs et humides.
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