Eau et milieux lagunaires

Le périmètre du Parc naturel régional couvre 8.000 hectares de zones humides constituées par les étangs de Bages-Sigean, La Palme, Pissevaches et leurs marais périphériques.

Ces milieux représentent un patrimoine naturel exceptionnel reconnu et souligné au niveau national, européen et international. A titre d’exemple, deux projets de sites du réseau Natura 2000 occupent ainsi ces zones humides et les étangs du Narbonnais sont inscrits depuis 2006 en tant que zones humides d’importance internationale au titre de la convention RAMSAR.

Outre leur richesse naturelle, ces milieux constituent également un lieu important de développement des activités humaines, économiques, traditionnelles ou de loisirs, étroitement liées à la qualité de ces milieux : pêche professionnelle en étangs, exploitation des salines, navigation de plaisance, chasse au gibier d’eau, observation ornithologique, promenades…

Cependant, influencés à la fois par la qualité de leur communication avec la mer et des cours d’eaux ou canaux qui les alimentent en eau douce (après avoir traversé des agglomérations, des sites industriels ou drainé des terres agricoles sur un bassin versant de près de 550 km²), ces étangs subissent de forte pressions qui peuvent altérer leur fonctionnement écologique mais aussi les usages qui y sont pratiqués. Par exemple, les apports en nutriments des stations d’épuration peuvent générer un phénomène d’eutrophisation (1) dans certaines lagunes. Une contamination par le cadmium, rejeté par une activité industrielle (aujourd’hui maîtrisée) a conduit à l’interdiction depuis 1992 de la pêche aux coquillages sur l’étang de Bages-Sigean, etc.

C’est pourquoi, dès l’origine du Parc naturel régional, un des axes majeurs de sa Charte constitutive est de « contribuer à une gestion exemplaire de l’eau et des milieux aquatiques ».
Pour y parvenir, l’équipe du Parc développe différentes missions d’assistance et d’intervention technique, concertées et partenariales, en particulier en matière de :

  • recueil des données et diffusion de l’information relative à la qualité des milieux lagunaires (Observatoire des étangs…)
  • organisation de la concertation locale pour la définition et la conduite de programmes d’intervention spécifique (contrat d’étangs, défi toxique Bages-Sigean…)
  • assistance et participation à tous les projets et toutes les initiatives territoriales concourant à la reconquête des milieux aquatiques dégradés, mais aussi à l’amélioration de la gestion des usages, de la fréquentation, de façon à garantir au mieux le maintien des activités traditionnelles qui y sont liées (restauration et gestion hydraulique de marais, mise en conformité de stations d’épurations, Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux, Directive Européenne sur l’Eau, , etc.).

(1) L’eutrophisation correspond à l’enrichissement d’un milieu aquatique en fertilisants naturels (azote et phosphore) pouvant, à l’excès et dans certaines conditions météorologiques défavorables, conduire à une consommation totale de l’oxygène contenu dans l’eau et donc l’annihilation de toute vie aquatique.

Dans cette thématique

Galerie Photo

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Etang de Bages-Sigean, Port Mahon

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Port de Bages

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L'étang de La Palme

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Roselière de l'étang de Campignol à restaurer

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Enlèvement du vieux barrage à vannes sur le grau de Port la Nouvelle

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Nettoyage de bord d'étang - Lycée Reverdy juin 2006