Paysages

Le territoire du Parc est le lieu d’une extraordinaire diversité de paysages, fruit de l’occupation humaine au fil des temps dans des sites naturels remarquables :

  • étangs,
  • massifs calcaires ou gréseux,
  • plateaux, plaines.

En perpétuelle évolution, aussi bien dans l’espace rural non bâti que dans les villes et les villages, les paysages reflètent les tendances de l’économie, de la demande sociétale…

Par exemple, du fait de la disparition du pastoralisme, les pelouses sèches ouvertes (peu de buissons) laissent progressivement la place à des garrigues de plus en plus impénétrables.
De même, l’arrachage actuel de grandes surfaces de vigne, pose la question du devenir de ces terres.
L’urbanisation qui se développe essentiellement sous forme de lotissements, avec la maison au milieu de la parcelle entourée d’un mur de clôture, contribue également à l’évolution du paysage ; l’implantation des zones d’activités en entrées de villes aussi.
Bien d’autres exemples pourraient être cités, mais l’on voit aisément que chaque acteur économique, conseil municipal, ou particulier contribue, à sa manière, à l’émergence d’un nouveau paysage. L’observatoire photographique permettra d’ailleurs de suivre toutes ces évolutions qu’elles soient évidentes ou infimes.
La politique du Parc consiste à accompagner les mutations, dans un souci de respect des spécificités, de l’identité et de la qualité des sites.
Pour cela il faut veiller à composer avec le paysage actuel (lors de l’implantation d’éoliennes ou de la construction d’un nouveau quartier…), sans introduire de ruptures brutales avec l’existant (ou au moins en les limitant) et sans banaliser les lieux. Dans certains cas il s’agira de conserver les grands principes d’organisation du paysage (maillage par des murets, par des haies…) ; dans d’autres de réhabiliter des lieux dégradés (résorption de dépôts sauvages, reconquête de milieux naturels piétinés…) ou de maîtriser l’affichage publicitaire et de proposer des dispositifs signalétiques plus adaptés.
Ce pourra être aussi des actions visant à valoriser des paysages (travail avec les vignerons pour améliorer le paysage viticole, traitement des abords routiers, création de sentiers de découverte et de randonnée, restauration d’éléments du patrimoine tels les murets ou les capitelles, mise en valeur des villages…).
Il faut également informer, sensibiliser et donner des clés de lecture pour apprendre à regarder et à apprécier ces paysages magnifiques (balades guidées, édition d’expositions et de beaux ouvrages tels que le « Regard du maire », « La Narbonnaise en Méditerranée, regards croisés sur un Parc naturel régional »…).
La prise en compte du paysage doit devenir l’affaire de tous. Cela doit se traduire dans les documents d’urbanisme, dans les projets d’aménagement ou encore dans la façon de traiter sa clôture, de travailler sa parcelle agricole (maintien des haies….). Il faut beaucoup de concertation pour atteindre ces objectifs de conservation, de restauration et de création de paysages harmonieux.

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