Zoom sur le métier de garde du littoral

Entre éducation à l’environnement, culture, énergies, eau, déchets, paysages, gestionnaire d’espaces naturels, animations nature, chantier de charpenterie… les expertises et compétences sont multiples et les champs d’intervention larges, le tout au service de la Narbonnaise !

Vous les avez certainement croisés, ils sont 4 et sont très souvent sur le terrain, ce sont les gardes du littoral : Eric Joubertout, Jérôme Paoli, Guillaume Sales et Christophe Lauzier. Ce mois-ci, partons à la rencontre de Christophe Lauzier, un des 4 gardes du littoral du PNR.

Garde du littoral

Christophe, pouvez-vous nous parler du métier de garde du littoral en général ?

Un garde du littoral est un agent assermenté qui peut verbaliser le public lors d’infractions causées sur les terrains du Conservatoire du littoral. Mais le métier ne se résume pas à l’action de police et le rôle du garde du littoral est multiple. C’est un ambassadeur du site sur lequel il intervient. Cela passe par l’observation et l’écoute au quotidien de ce qui l’entoure, que ce soient les oiseaux, insectes et plantes, mais aussi les différents usagers, promeneurs, pêcheurs, chasseurs, sportifs… Il effectue des tournées sur les sites, des travaux d’entretien ou d’aménagements, des suivis scientifiques…  Sa vigilance permanente permet la préservation des sites sur lesquels il intervient.

En quoi se résume votre métier ?

Je suis garde gestionnaire sur 2 sites, celui de Peyriac-de-Mer (saline, étang du Doul et ile de Planasse) et celui de Sigean (anciens salins, ile de l’Aute et mosaïque de parcelles), soit 600 ha de terrains. Je mets en œuvre des actions définies dans le plan de gestion des sites. Lorsque je suis sur le terrain, mon travail consiste à effectuer des suivis de la faune et de la flore, à réaliser des aménagements, à procéder à de l’entretien. Une autre partie du métier se passe dans mon bureau, où je lance des appels d’offre pour réaliser des gros travaux par exemple, et où je réalise des bilans de gestion de site qui sont envoyés aux financeurs pour rendre compte de notre action.

Pouvez-vous nous décrire une journée type ?

Faire face à l’imprévu ? (rire)
Il n’y a pas de journées type dans ce métier… Cela dépend de la météo, de la nature, des aléas et de la saison ! Au printemps par exemple, je pars tôt le matin, à la fraiche, pour réaliser une veille sur les oiseaux, suivre leur reproduction, travailler sur le réseau hydraulique des salins afin de maintenir leur niveau en eau…

Ce que vous préférez dans votre métier ?

L’action et l’observation ! L’observation : dès que je suis sur le terrain et en contact avec la nature, je suis émerveillé ! Et puis, j’aime l’action, et ce que je peux faire pour apporter ma pierre à l’édifice de la préservation de la nature…

Et puis, j’apprécie travailler avec des acteurs très variés. Par exemple, cette année, pour réaliser les îlots de nidification sur les salins de Sigean, j’ai travaillé avec des lycéens et des conchyliculteurs de Leucate. C’était un beau travail d’équipe. Ces personnes ont offert de leur temps et de leur énergie pour une action de bien commun. Les entreprises, les lycéens, les conchyliculteurs…tout le monde s’est pris au jeu pour créer ces îlots de reproduction des oiseaux. De belles rencontres pour un résultat très satisfaisant !

Un lieu favori dans le PNR ?

J’adore Sigean parce que j’y habite et qu’il y a possibilité de se promener des heures entières dans une nature préservée…

Comment êtes-vous arrivé au PNR ?

Mon master en gestion du littoral en poche, j’ai arpenté la Méditerranée. Après avoir travaillé en Corse, en Catalogne, à Marseille sur la gestion des archipels, je suis arrivé au PNR il y a plus de 3 ans maintenant. Je m’amuse à dire que j’ai suivi l’évolution naturelle. J’ai commencé par étudier le milieu marin, j’ai été moniteur de plongée et je suis sorti peu à peu de l’eau pour arriver en Narbonnaise !

Votre métier en 2 mots ?

Polyvalence et passion

Infos complémentaires

Les sites d’intervention des gardes du littoral : Sigean, Peyriac, l’Oustalet, la Réserve naturelle régionale de Sainte-Lucie et le domaine du Grand Castelou.

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