Littoral
Dans l’imaginaire collectif, la plage méditerranéenne est associée aux longues périodes de farnientes estivales ou aux promenades romantiques. Pourtant, la plage est riche d’une biodiversité insoupçonnée adaptée aux conditions extrêmes de sécheresse estivale, d’inondation hivernale, de salinité et d’instabilité du sable.
Inexistante au ras de la mer, la végétation apparaît sur l’arrière plage, les dunes embryonnaires et les premières dunes (l’oyat, la julienne des sables, le lis des sables…), et s’étoffe progressivement sur les dunes plus anciennes (dunes grises ou fixées). Dans les zones plates entre dunes et lagunes, régulièrement recouvertes par la mer en hiver, une végétation basse adaptée au sol salés, plus ou moins continue et typiquement méditerranéenne se développe : la sansouire (ou engane) et les steppes salées constituées majoritairement de salicornes, d’obione, de soude et de saladelles.
Avec la végétation apparaissent les premières espèces animales visibles. Insectes et araignées sont capturés par le rare Lézard des sables (Psammodromus hispanicus) et deux espèces de crapauds (Crapaud calamite et Pélobate cultripède). Renard, lapins et putois s’aventurent aussi dans les coins les plus tranquilles.
Mais ce sont probablement les oiseaux qui apportent le plus de mouvement sur les lidos méditerranéens. De septembre à mars, de vastes groupes de limicoles venus des régions arctiques sillonnent les secteurs inondés à la recherche de petits invertébrés. Dès avril, les sternes, le Gravelot à collier interrompu, et parfois l’avocette, cherchent sur le sable l’endroit où installer leur nid tandis que l’Alouette calandrelle préfèrera nicher dans les dunes et les sansouires.



Nature