(Juillet 2006) Comment se déplacer en polluant moins ?
Comment se déplacer en polluant moins ?
Bonjour, nous retrouvons Thierry pour notre chronique hebdomadaire avec le Parc naturel régional.
Lors d’une précédente chronique du Parc, nous avions évoqué le changement climatique, ses conséquences internationales, nationales ou locales. La lutte contre ce changement climatique commence aussi à avoir des conséquences sur notre quotidien. Par exemple, nous disions la dernière fois que le transport était l’une des causes principales du changement climatique.
C’est bien cela, Thierry ?
Oui effectivement Ricart, le transport, avec l’habitat, est aujourd’hui la principale cause du changement climatique : avec 35% de la consommation totale d’énergie en France, 60% des importations de pétrole, elle représente le quart des émissions françaises de gaz à effet de serre et le tiers des émissions de CO2. Et dans le transport, en France, les véhicules des particuliers représentent 43% de la consommation totale du secteur transport (donc aussi des émissions de polluants).
C’est seulement le CO2, le problème des voitures ?
Non, les voitures dégagent aussi du monoxyde de carbone, toxique mortel à faible dose, des oxydes d’azote, qui sont des polluants qui provoquent des irritations et ont un rôle dans la formation de l’ozone (les habitants des grandes villes en connaissent bien les conséquences), les particules, qui sont rejetées par les moteurs diesel et augmente les risques de maladies respiratoires et sans doute les risques de cancer, et enfin, les hydrocarbures imbrûlés, et là aussi, maladies respiratoires et cancer.
Alors, essence ou diesel ?
Difficile de trancher : les moteurs à essence produisent moins de particules et d’oxyde d’azote. Le Diesel produit moins de CO2, moins d’hydrocarbures imbrûlés et beaucoup moins de monoxyde de carbone mais les particules sont très dangereuses pour la santé humaine. Heureusement, les filtres à particules permettent de réduire cette nocivité et les diesels sont moins producteurs de CO2, donc moins d’effet de serre.
Et les autres modes de carburation
Le Gaz de Pétrole liquéfié, le GPL : d’abord c’est moins cher, pas de particules, très peu de d’oxydes d’azote mais plus de monoxyde de carbone et plus d’hydrocarbures imbrûlés et ça consomment plus. Le GPL, c’est donc mieux pour la planète, mais pas meilleure pour la santé humaine
Les biocarburants vont sans doute prendre plus d’importance dans les années à venir. Ils sont issus de la biomasse, de l’agriculture, et sont des additifs aux carburants classiques. En France, il y a déjà entre 2 et 5% de bio-carburant en mélange. Cela permet d’être moins dépendant à notre approvisionnement en pétrole et cela réduit les conséquences sur l’effet de serre.
Le Gaz naturel véhicule, le GNV : pour l’instant cela n’est utilisé que par des collectivités sur des parcs automobiles « captifs », genre réseau de bus de ville, en raison des installations lourdes. Avec cette carburation, ont est pratiquement gagnant sur tout : santé humaine, ozone, effet de serre.
Enfin, il y a l’électrique, utilisé en pur électrique ou bien en hybride avec une autre carburation. Cette hybridation permet de compenser les limites technologiques de l’électrique pur qui est l’autonomie puisque pour l’instant, on peut faire maximum 150km maximum avant d’aller recharger. Là aussi on est gagnant pour la planète, à part le traitement en fin de vie des batterie (lithium, cadmium, plomb…) pas de polluant, pas d’effet de serre.
Ces 4 catégories de véhicules bénéficient d’ailleurs de prime par l’ademe ou de crédit d’impôt pour inciter à leur achat.
Il y a d’autres nuisances ?
Donc, on vient de le dire, augmentation de l’effet de serre, pollution atmosphérique, mais aussi bruit, embouteillages, consommation de l’espace public, insécurité pour les piétons et cyclistes… sans compter que pour le budget familial c’est presque un gouffre : en moyenne pour 2005 – 2006, 1000 euros / an de carburant à multiplier par 3 avec tous les frais annexes. Soit 3000 à 3700 euros par an ! Même si bien sûr, la voiture nous rend bien des services.
Alors faire des économies de carburant, c’est aussi moins de gaz à effet de serre et un climat qui se dérègle moins vite. Mais comment se déplacer en polluant moins?
L’ADEME a calculé qu’avec quelques gestes simples, on pouvait réduire de 10% la facture à la pompe : Cela va de la réduction de la vitesse (par exemple passé de 130 à 120 km/h) au fait de changer régulièrement le filtre à air, en passant par ne pas laisser sa galerie sur le toit. Tout un tas de conseils répertoriés dans les documents de l’Ademe, qui sont disponible au siège du par naturel régional à Montplaisir, puisque nous sommes Espace Info Energie, ou sur le site de l’ademe.
Alors, cette année, il y a des petites nouveautés dans la législation et surtout dans la fiscalité pour inciter à utiliser des véhicules plus propres ?
Oui ;pour influer sur les décisions d’achats des automobilistes, à partir du 10 mai 2006, l’affichage des consommations et des émissions de CO2 des véhicules sera rendu obligatoire. Cet affichage se fera sous forme d’étiquette énergie à l’image de ce qui se fait déjà pour les appareils ménagers électriques. On peut d’ores et déjà en voir chez certains concessionnaires. (7 classes de A à G Pour être dans la catégorie A, vert foncé, une voiture devra émettre moins de 100 g de CO2 par km ; les plus polluantes et considérées en catégorie G, en rouge, émettent plus de 250 g/km)
Et une nouveauté beaucoup plus contraignante, très prochainement, je crois ?
Oui, on s’attaque un peu au porte monnaie : Pour encourager l'achat de véhicules propres, le prix de la carte grise augmentera en fonction de l'émission de dioxyde de carbone (CO2). Cette mesure s’appliquera dès le 1er juillet 2006 :
- pour les véhicules neufs mis en circulation à compter du 1er juillet 2006
- pour toute immatriculation ou transaction de véhicules d’occasion dont la première mise en circulation est postérieure au 1er juin 2004 (les émissions de CO2 des véhicules sont mentionnées sur la carte grise depuis cette date).
Des exemples de taxes…
On paiera une taxe additionnelle d’a peu près 2 à 4 € par gramme de CO2 dégagé par km si la voiture dégage plus de 200 g de CO2/km. Par exemple pour un citroën C3 HDI, qui dégage 109 g de CO2 par km, il n’y aura pas surtaxe sur la carte de grise (cette voiture sera d’ailleurs dans la catégorie B du classement sur l’étiquette énergie)
Par contre pour une 4X4 Cayenne dont la production est de 380 g/km, cela pourra aller jusqu’à 380 € de taxe en plus pour la carte grise.
L’ademe vient de sortir son classement des voitures les moins polluantes : c’est bien sûr la Toyota Prius hybride dans la catégorie essence avec une performance CO2 de 104g/km qui arrive en tête. A aussi en tête de classement des petites citadines françaises comme la Citroën C1, la Peugeot 107, la Toyota Aygo et la Daihatsu Cuore dont les niveaux d'émission sont à 109gCO2/km. Dans la catégorie Diesel, la première place revient à la Smart Fortwo (90 gCO2/km) qui devance la Citroën C2 (107 gCO2/km).
Pour terminer, les pouvoirs publics se sont-il fixés des objectifs
Oui, dans le cadre du Plan-Climat, l’objectif européen à atteindre pour 2008-2009 est de 140 gCO2/km en moyenne pour leur vente de véhicule neufs.
Toutefois, la moyenne des émissions des véhicules particuliers neufs vendus en France en 2005, tous constructeurs confondus, était de 153 g CO2/km (classe médiane D) et le ministère de l’écologie ne semble pas très optimiste et pense que l’objectif ne sera pas atteint.
Pour des renseignements plus précis, crédit d’impôt, prime ADEME…, vous contacter l’espace Info énergie du parc naturel régional
Mercé plan e a un autre cop per la cronica del Pargue.


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