Courts-métrages et œuvre vidéo de l’artiste Enrique Ramirez, pour explorer le sens de ce constat : la mer monte

Samedi 23 novembre à 17h30 à Théâtre+Cinéma, le Parc naturel régional de la Narbonnaise et Théâtre + Cinéma Scène nationale Grand Narbonne proposent un nouveau rendez-vous avec le plasticien Enrique Ramírez. Cette rencontre, en présence de l’artiste, permettra au public de découvrir 7 courts-métrages issus de l’œuvre Ocean et son œuvre vidéo Chant pour la Mar, réalisée en Narbonnaise.

//Œuvre vidéo : Chant pour la « Mar »

La poésie est un élément majeur de l’œuvre d’Enrique Ramírez. Elle est présente dans tout son travail de manière plus ou moins visible. Dans le Chant pour la « Mar », une famille de musiciens chante pour la Méditerranée. Ils chantent vers l’autre côté, ils chantent au monde, à ce qui nous entoure, à cet horizon lointain. Le mot est répété à l’infini. « Mar, mar… », répéter un mot comme la persistance de la respiration, des courants, de la vie, la persistance de l’histoire.
Récitatif créé et interprété par :
Sandra Hurtado-Ròs : voix, cornet
Célia Zuchetto : voix
Gérard Zuchetto : voix, shruti-box
Avec : Jean-Claude Sarouille
Avec la collaboration de la Société Nautique de Narbonne

// Courts-métrages : Océan

Océan relate un voyage en cargo entre Valparaiso et Dunkerque. L’oeuvre se compose de 23 courts-métrages, correspondant chacun à une journée de voyage, qui évoquent les activités portuaires, la vie et le travail des marins et de tous ceux qui contribuent à ces échanges internationaux, les relations entre les continents. Sept courts-métrages extraits d’Océan seront présentés le 23 octobre, donnant à voir une autre facette de l’oeuvre d’Enrique Ramírez.

Cette projection est organisée en résonnance avec le spectacle La Clairière du grand n’importe quoi d’Alain Behar présenté le jeudi 28 novembre à 20h à Théâtre + Cinéma scène nationale Grand Narbonne.

// Qui est Enrique Ramírez ?

Enrique Ramírez,né en 1979 à Santiago du Chili (Chili), a étudié la musique populaire et le cinéma au Chili avant de rejoindre le Studio National des Arts contemporains – Le Fresnoy (Tourcoing, France), il vit et travaille à Paris. L’artiste a sillonné la mer durant toute son enfance pour accompagner son père fabricant de voiles de bateaux. Aujourd’hui, la mer est au cœur d’une œuvre qui se concentre sur la forme vidéographique et les installations. La mer comme témoin de mémoire collective et individuelle, à la fois intime et politique. La mer comme lieu de déplacement, voyage, exil et migration, voire de conquête.
En 2013, il a remporté le prix des Amis du Palais de Tokyo (Paris, France) et en 2014 le prix Loop Fair (Barcelone, Espagne). Ses œuvres sont exposées en France et à l’étranger et ont rejoint les collections de prestigieuses institutions (Musée national de l’histoire de l’immigration, Paris, FRAC PACA, MOMA New York, MACVA Barcelone…).

// Le projet du Parc naturel régional : La mer monte

Le Parc naturel régional a engagé en 2018, et pour trois ans, un projet transdisciplinaire pour aborder la question du changement climatique, et spécifiquement celle de l’élévation du niveau de la mer, sous l’angle des sciences dures et des sciences humaines, de l’étude scientifique et de l’approche sensible, intime et symbolique.
Invité depuis deux ans par le Parc naturel, l’artiste plasticien Enrique Ramírez explore le sens de ce constat : la mer monte. Il arpente le territoire pour saisir la relation réelle et imaginaire des relations des habitants avec la mer. À partir de ces rencontres, il crée une série d’œuvres sensibles et poétiques. A travers son projet artistique Lauso la mare e tente’n terro Enrique Ramírez se demande comment comprendre quelque chose qui ne semble pas réel, comment voir l’invisible ? Il aborde la question de la montée de la mer de manière poétique et métaphorique.

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