Nature

La géographie et la géologie du territoire engendrent une diversité et une richesse des milieux naturels tout à fait remarquables. Milieux liés à l’eau et milieux très secs se côtoient et se répartissent au grès des variations de conditions d’humidité, de salinité, de leur exposition aux vents, de la géologie, de l’altitude….. Plus de 50 types de milieux naturels coexistent sur le Parc de la Narbonnaise, milieux typiquement méditerranéens ou non : pelouses sèches, garrigues, forêts de pins et massifs épars de chênes verts, lagunes, marais avec leurs « sansouïres », leurs roselières, dunes (toutes petites ici !)… chacun avec sa flore spécifique.

Certains, sont bien connus de tous mais d’autres au contraire, très originaux et rares même à l’échelle européenne, se développent grâce à des conditions écologiques extrêmes. A titre d’exemple les steppes salées sur les plages, minuscules zones inondées en hiver et surchauffées l’été qui accueillent une flore très particulière sur des efflorescences de sel, et qui font des lidos audois le paradis des « statices ».

Bien sûr, la faune y est tout aussi exubérante : des espèces les plus communes aux plus rares. Dans les étangs une soixantaine de poissons, dont l’anguille, trouvent là les conditions qui leur permettent d’assurer une partie ou la totalité de leur cycle biologique. L’hippocampe y est sédentaire.
Les batraciens et reptiles sont là avec leurs noms étranges : Discoglosse peint, crapaud accoucheur, couleuvre d’Esculape, lézard ocellé… et l’immense couleuvre de Montpellier que l’on peut surprendre dans les garrigues ou enroulée au pied des murets de pierres sèches.

C’est aussi le royaume des insectes, mais là les connaissances sont aujourd’hui insuffisantes : il faut encore prospecter, déterminer ! et attendre que les inventaires révèlent à coup sûr de bonnes surprises.

Mais la Narbonnaise est bien connue pour ses oiseaux : à chaque printemps et chaque automne le ciel s’anime du passage des vols d’oiseaux migrateurs. Il s’agit d’un site migratoire de grande importance, très réputé en France. Par ailleurs la diversité des milieux naturels offrent à de très nombreuses espèces les conditions propices à la reproduction, espèces du littoral (Sternes naines, Gravelots à collier interrompu…) et des étangs (Talève sultane, Aigrette garzette, Echasses blanches…) , espèces des garrigues (Aigle de Bonelli, Bruant ortolan, Cochevis de Thékla, Fauvette pitchou…) et parfois même des montagnes (Aigle Royal ….). D’autres, notamment de nombreux canards, sarcelles hivernent sur les étangs.

Mais attention cette richesse doit être préservée : sur le littoral il faut organiser la fréquentation. A l’inverse dans l’arrière pays, il faut essayer de redévelopper une activité, notamment le pastoralisme, pour assurer le maintien de la biodiversité.

Une diversité de tout premier ordre :

  • Une faune d'intérêt patrimonial : oiseaux (80), poissons (56), chauve-souris (19), amphibiens et reptiles (13), insectes (49)
  • 350 espèces d'oiseaux (60% des espèces européennes)
  • 1400 espèces de végétaux (4700 en France), 234 plantes d'intérêt patrimonial dont 5 au niveau international et 47 au niveau national
  • 3500 ha acquis par le Conservatoire du Littoral
  • 12 400 ha désignés en 2006 comme "zone humide d'importance internationale" (Convention RAMSAR)
  • Environ 40 000 ha de sites "Natura 2000"
  • 9230 ha de sites classés (Clape, Fontfroide, Gouffre de l'oeil doux) et 7040 ha de sites inscrits (plateau de Leucate, Île Sainte Lucie)
  • 1 réserve naturelle national en création (1245 ha)
  • 1 réserve naturelle régionale créée en 2009 (832 ha )
  • 1 réserve de chasse et de faune sauvage (156 ha)
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