LE PROJET AGROENVIRONNEMENTAL ET CLIMATIQUE DE LA NARBONNAISE ET COURS INFÉRIEUR DE L’AUDE
Le Parc porte des démarches agroenvironnementales depuis 2010, principalement autour de la gestion pastorale, de la réduction ou de l’arrêt des herbicides et du développement de moyens de lutte biologique en viticulture. Entre 2010 et 2018, le nombre de contrats est ainsi passé de 7 à plus de 27, pour atteindre environ 830 hectares engagés.
Pour la programmation 2023-2025, le Parc porte le Projet agroenvironnemental et climatique Narbonnais et Cours inférieur de l’Aude (PAEC NCIA). Centré sur la biodiversité, il s’organise autour de quatre territoires d’intervention : cinq sites Natura 2000regroupés au sein d’un même territoire, les secteurs du Plan national d’actions (PNA) en faveur de la Pie-grièche à tête rousse, ceux du PNA en faveur des plantes messicoles et les zones humides. À ces périmètres s’ajoute un enjeu spécifique de pastoralisme individuel.
Le PAEC permet de traduire ces enjeux territoriaux en Mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC) auxquelles les agriculteurs s’engagent volontairement pour cinq ans en contrepartie d’une rémunération. Une vingtaine de types de mesures peuvent être mobilisés : gestion des prairies et parcours pastoraux, maintien des milieux ouverts, préservation des zones humides, création de couverts favorables à la faune et à la flore, évolution de certaines pratiques viticoles et arboricoles ou encore entretien des infrastructures agroécologiques telles que les haies, mares et fossés.
Pour la campagne 2023 à 2025, 20 engagements représentent plus de 523 hectares, dont environ 405 hectares en élevage et 96 hectares en viticulture et arboriculture, auxquels s’ajoutent plus de 38 km d’éléments linéaires engagés en viticulture. L’enveloppe attribuée au PAEC pour la période 2023-2025 s’élève à plus de 797 000 €.
Le Parc assure l’animation territoriale du PAEC en collaboration avec les acteurs agricoles et environnementaux. La définition des périmètres et des mesures repose sur une concertation permettant de croiser les enjeux de biodiversité avec les réalités agricoles et d’adapter le dispositif aux spécificités du territoire.