Jürgen Schilling, artiste plasticien, exerce son « art du regard » sur la Narbonnaise. Il a effectué une série de photographies qu’il commente, analysant le territoire de manière sensible, comme si chaque paysage photographié pouvait être considéré comme une œuvre plastique à mettre en résonance avec les autres œuvres de l’histoire de l’art. De l’analyse de quelques tableaux du musée des beaux-arts de Narbonne à l’hypothèse de l’évolution de la perception du paysage provoquée par les aménagements modernes (infrastructures routières, apparition du tourisme, etc.), du grimoire des « herbes folles » à une expérience artistique intitulée « Cairn Cercles », c’est une invitation à s’interroger sur ce qui caractérise le paysage d’ici et sur sa matérialité (le vent, les nuages, la roche…), un voyage déconcertant et savant sur son esthétique.
Texte et photographies : Jürgen Schilling









































